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On dit souvent que le cœur est un muscle. Ce qu’on dit moins souvent, c’est qu’il s’adapte aussi à force de l’entraîner, comme n’importe quel autre muscle. Plus tu lui en demandes, plus il devient efficace. Les experts de l’Institut de Cardiologie de Montréal nous expliquent pourquoi enfiler tes chaussures de course est l’un des meilleurs gestes que tu puisses poser pour ta santé cardiovasculaire.
Un muscle qui s’adapte
Le cœur fonctionne comme une pompe. Plus l’intensité de ton effort augmente, plus il pompe fort.
Et avec le temps, à force d’être sollicité régulièrement, il devient meilleur dans son travail : il pompe plus de sang à chaque battement, donc il a besoin de battre moins souvent pour une même intensité.
Résultat ? Ta fréquence cardiaque au repos diminue. C’est un signe que ton cœur est en forme.
Trois bienfaits concrets de la course d’endurance sur le système cardiovasculaire :
- La fréquence cardiaque au repos diminue. Ton cœur pompe plus efficacement à chaque battement, il n’a plus besoin d’en faire autant.
- La pression artérielle baisse. L’entraînement régulier contribue à réduire la pression exercée sur les parois de tes artères.
- La contractilité s’améliore. Comme tout muscle, le cœur se renforce. Il se contracte avec plus de puissance et de facilité.
Combien de temps faut-il avant de voir une différence ?
Soyons honnêtes : les bienfaits cardiovasculaires ne sont pas immédiats. On parle de plusieurs semaines, voire quelques mois, d’entraînement régulier avant d’observer un changement notable. Ces adaptations se construisent dans la durée, de manière chronique.
La règle est simple : plus tu en fais, mieux c’est. En matière de volume et d’intensité. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé constituent un bon repère de départ, et tout ce qui dépasse, c’est un bonus pour ton cœur.
À retenir : courir à haute intensité n’est pas mauvais pour le cœur. Il vaut toujours mieux courir intensément que de ne rien faire du tout.
Démêlons les mythes
Mythe : « Le cœur d’athlète et le risque de mort subite »
Ce n’est pas l’activité physique qui cause un infarctus : c’est une prédisposition, souvent génétique et silencieuse. L’effort peut agir comme déclencheur, il révèle ce qui était déjà là. Ce n’est pas la cause, c’est la circonstance. Nuance importante.
Jamais trop tard pour commencer
Peu importe ton âge. Peu importe si tu as déjà eu un événement cardiovasculaire. Même 15 minutes de marche par jour ont des effets mesurables sur le système cardiovasculaire. Le corps s’adapte. Toujours.
C’est bon pour toi, et c’est bon pour tout le monde autour de toi. Bouger régulièrement, c’est vieillir en meilleure santé, réduire son risque de maladie et alléger la pression sur le système de santé. Un bénéfice collectif, qui commence par un geste individuel.
À retenir : ne te décourage pas si tu te sens débutant·e. Tout le monde a son niveau. Le simple fait de te mettre à bouger, c’est déjà magnifique.
Quelques exemples des freins les plus courants, et comment les dépasser.
- Avoir déjà eu un événement cardiovasculaire. La peur d’une récidive est normale. La clé : être bien entouré·e. Un médecin, un kinésiologue, un plan adapté. La course reste accessible, et souvent recommandée.
- De plus, le vieillissement s’accompagne souvent d’arthrose ou de douleurs articulaires. Alors, la remise en forme doit être progressive et accompagnée par les professionnels de la santé. Pas de grande ambition d’emblée. Quelques minutes, puis quelques minutes de plus. Le corps suit et s’adapte.
- Finalement, le manque de motivation ou les conditions climatiques sont aussi des freins. On comprend : le Québec en janvier enneigé ou en juillet caniculaire, c’est un test de caractère. Mais l’environnement fait partie du défi, et de la fierté. Tant que les précautions pour se protéger de l’environnement sont respectées, alors l’activité physique est toujours possible.
Quand consulter avant de courir ?
Si tu as une prédisposition connue à des maladies cardiovasculaires, ou si dans ta famille des hommes de moins de 55 ans ou des femmes de moins de 65 ans ont des antécédents d’évènements cardiovasculaires, ce qu’on appelle un événement cardiovasculaire précoce. Ou si tu présentes des symptômes respiratoires ou cardiaques à l’effort (p.ex. engourdissement dans les bras et la mâchoire, douleurs thoraciques, essoufflement inhabituel et plus intense) , une consultation médicale préalable est fortement recommandée.
Certains facteurs de risque méritent aussi une attention particulière : embonpoint, diabète, hypertension, dyslipidémie (c.-à-d. avoir trop de cholestérol). Dans tous ces cas, un professionnel de la santé peut t’aider à bâtir un plan d’entraînement personnalisé et sécuritaire.
Source : Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal (FICM)
Marathon de Longueuil Sun Life, 17 mai 2026
La Fondation de l’ICM est partenaire de cet événement. Chaque kilomètre parcouru, c’est aussi une occasion de soutenir la recherche, l’innovation et les soins en médecine cardiovasculaire. Tu peux t’inscrire à la course ou faire un don directement à la Fondation.
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